Le boudoir littéraire

Des chroniques littéraires, des partenariats avec les éditeurs.

31 janvier 2012

La maison de la nuit, t.1 : Marquée - P.C. et Kristin Cast

La maison de la nuit, t

Quatrième de couverture :

Entrez dans la Maison de la Nuit à vos risques et périls.
Dans un monde qui pourrait être le nôtre vit Zoey Redbird, une adolescente presque comme les autres...
Un soir après les cours, un jeune homme inquiétant s'approche d'elle. Soudain, il la désigne du doigt et lui dit : "Zoey, ta mort sera ta renaissance, ton destin t'attend à la Maison de la Nuit". a ces mots, une marque mystérieuse apparaît sur son front. Zoey est terrifiée mais - elle le sait - elle doit intégrer le pensionnat où sont formés les futurs vampires, pour y réussir sa Transformation ou... mourir.

Mon avis :

Une couverture magnifique, un résumé qui laisse présager une aventure à la Harry Potter au féminin, une mythologie vampirique intéressante : tout semble être réuni pour passer un bon moment lecture.

Nous suivons Zoey Redbird, une jeune fille d'une quinzaine d'années. Elle vit dans un monde semblable au nôtre sur beaucoup d'aspects. Néanmoins, une chose majeure est différente : les vampires cohabitent avec les humains et sont présents notamment dans les hautes sphères de la célébrité. Ils sont chanteurs à succès, acteur, mannequin... ils sont beaux et talentueux. Mais attention, ne devient pas vampire qui veut. Pour cela, il faut avoir été "marqué". Prenons l'exemple de Zoey : un beau jour, en plein milieu du couloir du lycée, un homme la désigne du doigt et un croissant de lune apparaît sur son front. Dès lors, elle doit se rendre au plus vite à la Maison de la Nuit, un pensionnat où sont formés les futurs vampires.
Cela n'est pas sans rappeler un certain petit sorcier nommé Harry Potter. La marque sur le front, le personnage marginal rejeté par sa famille, l'école surnaturelle, l'enfant exceptionnel. Tous ces ingrédients sont repris ici, avec un fond différent évidemment.

L'histoire commence laborieusement, principalement à cause d'un style et un langage parfois "gnan-gnan" (première page : "Kayla, lancée dans un de ses interminables bavardages, que j'appelle kayblabla"). Je garde bien sûr à l'esprit qu'il s'agit d'un récit jeunesse, mais je pense que certaines tournures de phrases pourraient être plus adaptées au public adolescent visé. Cela vient peut-être de la traduction.
Quoiqu'il en soit, j'ai accroché à l'histoire dès l'entrée de Zoey dans la la Maison de la Nuit. Dès lors, je me suis attachée à ce petit brin de femme qui, malgré sa peur, est heureuse de quitter une famille où son beau-père a changé sa mère au point que la jeune fille ne la reconnaît plus. Epiée sans vergogne par ses nouveaux camarades, elle va trouver du réconfort auprès de Lucie et sa petite bande de copains. Très vite, ce soutien va se révéler indispensable face à l'affreuse Aphrodite.
Le personnage de Zoey est vraiment plaisant. Elle est belle sans être un canon de beauté ; elle est forte sans être dénuée d'angoisses et de craintes. Dotée de pouvoirs apparemment extraordinaires, elle se sent perdue mais s'adapte tout de même très vite (trop vite ?). Ses réactions face au bel Erik sont tout à fait adaptées à une adolescente de son âge : ni trop enfantines, ni trop adultes. Un personnage qu'il me tarde de retrouver dans le second tome.

Une histoire qui en ravira plus d'un j'en suis sûre. Elle m'a suffisamment intéressée pour passer outre un style parfois trop enfantin. Si vous avez l'occasion de vous procurer ce livre, si vous avez aimé Harry Potter et si vous aimez les vampires, allez-y !

Posté par marylinm à 12:41 - Jeunesse/Young Adult - Commentaires [1] - Permalien [#]
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Commentaires

    Longtemps j'ai hésité sur les vampires et ce genre de livres car je les trouvais tous sur le même modèle et souvent mal écrit comme si les auteurs surfaient sur une mode et c'est à qui sortirait un maximum de livres en un minimum de temps. Du coup j'en étais restée à Ann Rice... Merci pour ton billet qui donne envie de découvrir l'histoire.

    Posté par Ikebukuro, 01 février 2012 à 06:31

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