13 novembre 2009
Clarisse
Quatrième de couverture :
1918. Pour sa fille Clarisse, François Bès, petit paysan, a forgé mille rêves. Pourtant, il va devoir combattre l'ignorance et la résignation de sa propre famille pour que sa "petite princesse" puisse poursuivre ses études.
Quelques années plus tard, devenue institutrice, Clarisse va lutter à son tour pour ouvrir au progrès les campagnes encore attardées de Ladignac. Petit à petit, obstinément, elle va tracer son chemin de jeune femme portée par la passion de son métier et sa générosité. Elle s'éblouit aussi de son amour pour Philippe, jeune et brillant ingénieur qui a dirigé la construction du barrage et des nouvelles lignes qui apportent enfin l'électricité dans les foyers les plus reculés.
Mais l'histoire se répète, une autre guerre va déchirer la France et surtout les consciences. Clarisse devra choisir son camp...
Mon avis :
Quand il rentre de la guerre de 14-18, François Bès se rend compte qu'il veut, pour sa petite fille, un avenir meilleur que celui de paysanne. Sa démarche réussit, on suit l'évolution de Clarisse, jeune femme forte et volontaire, prête à tout pour faire évoluer les mentalités dans les campagnes où elle enseigne.
Ce livre m'a été offert il y a quelques années et, comme je dois faire baisser ma PAL, je l'ai lu. Un peu à reculons je l'avoue. Et pourtant, derrière ce livre se cache une histoire régionale, le quotidien banal des gens de l'époque de l'entre-deux guerres. C'est un livre témoin qui nous montre toute la difficulté des campagnes quant aux nouveautés. De plus, cela montre l'époque charnière où les femmes commençaient à essayer de s'émanciper.
L'écriture est sympathique, facile. Il s'agit d'une histoire à la "Petite maison dans la prairie" mais j'ai bien aimé ! Certes, ce n'est pas ce que je lirais tous les jours. Mais je pense que cette lecture peut intéresser beaucoup de gens.![]()
11 novembre 2009
Carnets d'une longue marche
de Bernard Ollivier (& François Dermaut)
Quatrième de couverture :
Il a arpenté trois années durant la Route de la Soie, d'Istanbul à Xi'an, et un beau jour la nostalgie a eu raison de lui : Bernard Ollivier a refait le chemin en compagnie de l'aquarelliste François Dermaut. Ensemble, ils parcourent les âpres montagnes d'Anatolie, les ruelles du vieux Tabriz, les coupoles de Samarcande, les bazars chinois de Kashgar...
Un hymne écrit, peint, à la gloire du voyage.
Mon avis :
Bernard Ollivier a écrit un livre en 3 tomes, La longue marche, suite à un voyage de 3 ans en suivant la Route de la soie, d'Istanbul à Xi'an, en passant par l'Iran, le Turkménistan, l'Ouzbékistan et le Kirghizistan.
Quelques temps plus tard, il rencontre François Dermaut, aquarelliste, et ils décident de refaire ce voyage en 2 mois, en voiture.
C'est ce voyage là que relate ce petit livre sans prétention. Un récit où Bernard Ollivier tente de revoir les personnes qu'il a rencontré 4 ans auparavant et d'en faire profiter son compagnon. Il se rend malheureusement compte que beaucoup ne sont plus là, et c'est parfois avec beaucoup de frustration qu'il continue son chemin. A la fin du livre, il dit qu'il n'aime pas ce genre de voyages, en voiture, mais que le fait de l'avoir partagé avec un homme comme François donne une dimension tout aussi intéressante.
Cette lecture m'a donné envie de lire le récit de voyage La longue marche afin de connaître la merveilleuse aventure que l'auteur semble avoir vécu et qui l'a tant marqué.
Il est en effet un peu délicat d'apprécier totalement un récit de voyage sur si peu de pages !![]()
Challenge ABC 2010

L'année 2010 sera une année de lecture !
Puisque j'ai décidé de participer au challenge ABC 2010.
Je dois donc tenter de lire les 26 livres que j'ai choisi.
[pas de thème]
- Abbott
Jeff , Panique
- Baker Larry, Flamingo
- Chattam Maxime, La promesse des ténèbres
- Delerm Philippe, Paris l’instant
- Etienne Jean-Louis, La complainte de l’ours
- Follett Ken, Les
piliers de la Terre
- Grèce Michel (de), La femme sacrée
- Hulot Nicolas, A mes risques et plaisirs
- Indridason Arnaldur, L’homme du lac
- Jaouen Hervé, Journal d’Irlande
- Klapczynski Marc, AÔ l’homme ancien
- Le Roy Philip, Le dernier testament
- Monod Cyrille, Les carnets de Théodore Monod
- Nabb Magdalen, Meurtres au palais
- Orsenna Erik, Salut au grand Sud
- Pears Iain, Le cercle de la croix
- Quint Michel, Effroyables jardins
- Reichs Kathy, Secrets d’outre-tombe
- Strasser Todd, La vague
- Tesson Sylvain, L’axe du loup ou Petit traité sur l’immensité du monde
- Unger Lisa, Cours ma jolie
- Vian Boris, L’écume des jours
- Wiggs Susan, Avant que tombe la nuit
- Xinran, Chinoises
- Young Liz, Que la meilleure gagne
- Zweig Stefan, Lettre d’une inconnue
L'inscription se fait en contactant l'auteur, sur le blog
Merci à Miss Giny et Ankya !
10 novembre 2009
Le vieux qui lisait des romans d'amour
Quatrième de couverture :
Antonio José Bolivar connaît les profondeurs de la forêt amazonienne et ses habitants, le noble peuple des Shuars. Lorsque les villageois d'El Idilio les accusent à tort du meurtre d'un chasseur blanc, le vieil homme quitte ses romans d'amour - seule échappatoire à la barbarie des hommes - pour chasser le vrai coupable, un panthère majestueuse...
Mon avis :
Acheté un peu par hasard, ce petit bout de livre relève un peu du conte philosophique.
On se retrouve aux côtés d'un vieil homme qui a vécu avec le peuple amazonien, au cœur de la forêt et, qui s'est retrouvé de nouveau au contact des hommes du village d'El Idilio au bout de plusieurs années.
Ce livre nous montre toute la beauté et la simplicité des peuples que notre civilisation qualifie de sauvages. D'ailleurs, l'histoire nous montre comment "l'homme blanc" croit tout savoir, tout dominé alors qu'au final, tout ce qu'il fait dans cet environnement qu'il ne connaît pas, échoue lamentablement.
La morale que je retiendrais personnellement de ce livre est que l'on doit au maximum tenter de se comprendre les uns les autres pour s'aimer et ne pas créer une société unique, simplement par peur de l'inconnu.![]()
09 novembre 2009
Dans les limbes
Quatrième de couverture :
Sweeney échoue à Quinsigamond avec son fils de six ans, Danny, plongé dans le coma. Sa femme s'est suicidée. Rongé par le chagrin, l'anxiété, le dégoût de soi, la peur, Sweeney est sujet à des accès de rage inexplicables ; il en perd le sommeil et la mémoire.
Sweeney a réussi à placer Danny dans la légendaire clinique du docteur Peck, dont tous les patients sont dans le coma. Peck et sa fille Alice, neurologues géniaux aux théories révolutionnaires ont déjà "ressuscité" deux malades et Sweeney espère évidemment qu'ils réveilleront son fils. Il a donc accepté de s'occuper de la pharmacie de l'hôpital, où il vit. Mais tous les gens qu'il croise ont un mobile caché. Et chacun de ces mobiles semble mettre Danny en danger.
Il y a le docteur Peck et sa fille, au comportement excentrique et inquiétant.
Il y a Nadia, l'infirmière lascive et mystérieuse qui semble tout connaître des luttes de pouvoir au sein de la clinique et de Quinsigamond.
Il y a Buzz et ses "Abominations", des bikers psychotiques réfugiés dans une ancienne usine de prothèses, qui sillonnent la ville en d'étranges équipées sauvages.
Et puis il y a des monstres de cirque qui fuient leur persécuteur, le dément docteur Fliess, dont le magazine BD préféré de Danny raconte les aventures. Quelle responsabilité ces créatures de papier ont-elles dans son coma ?
Thriller gothique inclassable, roman noir où David Lynch rencontre Todd Browning, Dans les limbes est, selon son auteur, "un livre sur le deuil, le chagrin et la rage. Sur le coma, les revues de BD et les produits pharmaceutiques. Sur les bikers psychotiques, les neurologues fous et les monstres de cirque itinérants. Mais au bout du compte, c'est un livre sur la moralité complexe de l'écriture elle-même, de la fabrication d'un récit, d'une histoire. Ce qu'il fait à son entourage. Ce qu'il a le potentiel de faire au lecteur. Et pour lui."
Mon avis :
J'ai reçu ce livre des éditions Rivages, grâce à un partenariat organisé par Blog-o-Book : le but est de lire l'ouvrage et de poster une critique sur le blog dans un délai d'un mois.
L'ouvrage que nous propose Jack O'Connell se divise dans un premier temps en trois parties :
- L'histoire de Sweeney, qui emménage bon gré mal gré à Quinsigamond, pour faire entrer son fils Danny, dans le coma, dans une clinique que l'on dit très compétente.
- L'histoire des monstres de la BD "Limbo", avec le garçon-poulet, l'homme tronc, la naine, etc.
- L'histoire des bikers de Quinsigamond.
> Au fur et à mesure du livre, ces histoires vont se recouper pour n'en faire qu'une à la fin.
Ce que je retiens de ce livre est globalement positif. Dans un premier temps, avant le début du roman, J. O'Connell nous explique le pourquoi de cet ouvrage, son cheminement, ses questionnements, ses doutes, sa vision sur sa propre œuvre. J'ai beaucoup aimé ce dialogue avec le lecteur, car il m'a permis de comprendre certains aspects de l'histoire. Notamment l'impact de la lecture sur le lectorat.
Le personnage de Sweeney est très intéressant. Ce père, seul, avec un fils dans le coma et une femme qui a mis fin à ses jours, est tout ce qu'il y a de plus banal. On s'identifie à lui : il est désespéré, rongé par la culpabilité, incapable de pardonner. Et en même temps, il se retrouve dans un engrenage improbable, au milieu de gens étranges au fond mais tellement humains.
Un peu de fantastique dans tout cela, qui amène une pointe de surréalisme. Incontestablement ce roman set plein de rage comme le dit l'auteur, mais plein d'amour aussi. De plus, on est face à une maladie très troublante ; le coma ; et toutes les questions qui l'entourent.
La fin de l'histoire est cependant un peu biscornue. Je pense que l'auteur part vraiment très loin dans son jeu littéraire.
Merci à Blog-o-Book et aux éditions Rivages








