Le boudoir littéraire

Des chroniques littéraires, des partenariats avec les éditeurs.

07 février 2012

Changement de blog

Bonjour à tous,

 Après presque trois ans et demi de bons et loyaux services sur Canalblog, une page se tourne.

J'ai en effet choisi de migrer sur Wordpress, où les possibilités de création et de mises en page sont plus intéressantes. J'espère vous y retrouvez !

http://leboudoirlitteraire.fr/ 

A très bientôt !

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03 février 2012

Qui veut tuer Britney ? - Sean Olin

Qui veut tuer Britney

Quatrième de couverture :

Britney est populaire, blonde, belle et fragile. Elle sort avec Ricky, le brillant hockeyeur de l'équipe, qui l'adore. Lorsqu'il meurt assassiné, l'univers de Britney vole en éclats. Cette mort lui remémore la disparition tragique de sa mère quelques années plus tôt. Quand un autre de ses proches est tué, Britney vacille : à qui le tour ? Son entourage et l'inspectrice chargée de l'enquête commencent à s'inquiéter : Britney supportera-t-elle ce nouveau coup du sort ? Et surtout, si c'était elle la véritable cible du tueur ?

Mon avis :

Première expérience de thriller jeunesse (ciblé adolescent) que je lisais et une agréable surprise, je dois bien l'avouer. Avec une couverture girly ; rose et fleurie ; et l'image d'une jeune fille blonde, ne vous laissez pas berner : vous êtes bien en face d'une histoire assez terrifiante !

Britney Johnson est une jeune fille plutôt heureuse : jolie, populaire et petite amie d'une joueur de hockey. Bien que sa mère soit morte quelques années auparavant, elle tente de se reconstruire, même si on la sent encore très fragile. Entourée de divers amis, elle va toutefois déchanter lorsqu'elle apprend la mort de Ricky, son fiancé. Lorsque d'autres morts s'ensuivent, elle ne va avoir de cesse de penser qu'elle est la cible finale. 
Le lecteur suit donc la série de meurtres qui surviennent dans la ville de Madison (Wisconsin), en tentant de deviner l'identité de ce mystérieux tueur en série qui terrorise les habitants.

Concernant les personnages, celui de Britney est évidemment le plus important. Un peu superficielle lorsqu'on la rencontre au début du roman, l'auteur va vite s'attarder davantage sur sa personnalité torturée, puisqu'ayant perdu sa mère et voyant mourir certaines personnes de son entourage. On tremble avec elle et j'avoue qu'à la fin, on ne peut plus lâcher le livre et les pages se tournent avec une véritable frénésie !
Les autres personnages (Melissa, Karl, Adam, son père, l'inspectrice de police, etc.) sont tous autant de suspects pour le lecteur, ce qui donne la sensation étrange de ne pouvoir s'attacher à aucun d'eux. Telle attitude va nous sembler étrange et douteuse, avant que ne survienne un retournement de situation.
Il faudra attendre les toutes dernières pages pour que l'intrigue se dénoue enfin et, croyez-moi, ça vaut le détour. Un élément m'a néanmoins mis la puce à l'oreille sur l'identité du tueur à un moment donné et j'avais vu juste, ce qui est plutôt rare. Mais c'est un indice tellement minuscule que la plupart des lecteurs auront la surprise finale, sans aucun doute.

Un mot sur le style et la forme du roman. Nous sommes clairement sur du jeunesse, aussi ne faut-il pas s'attendre à un thriller adulte. Pourtant les scènes de crime décrites sont assez gores. Sur la quatrième de couverture il est écrit "Âmes sensibles s'abstenir" : ce n'est pas une indication lancée à la légère ; même si cela ne concerne que de courts passages. Nous sommes en présence d'un thriller psychologique, et l'auteur maîtrise parfaitement les techniques cinématographiques du type : le personnage se retrouve seul et entend des objets tomber ou encore, le personnage décide de se rendre seul dans un endroit désert, la nuit. On imagine sans peine une musique angoissante pour venir accentuer le sentiment de peur.
Un élément un peu étonnant : malgré toutes les morts, les parents de ces lycéens ne semblent pas vouloir les retenir chez eux. Au contraire, ils peuvent sortir autant qu'ils le veulent, de jour comme de nuit. Pas vraiment crédible !

Pour conclure, malgré quelques facilités certainement dues à un public cible jeune, et une fin que j'aurais aimé plus étoffée, ce thriller n'a pas à rougir. Il remplit les conditions de suspense et d'appréhension que l'on attend de ce type de récit et sait nous surprendre.

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02 février 2012

Fleur de Neige - Lisa See

Fleur de neige

Quatrième de couverture :

Dans la Chine impériale du XIXe siècle, Fleur de Lis et Fleur de Neige naissant au même instant. Cette coïncidence et sa grande beauté permettent à Fleur de Lis, malgré son extraction modeste, de devenir l'âme-sœur, la laotong, de Fleur de Neige, fille de la haute noblesse. La grande amitié qui lie les jeunes femmes se brise quand Fleur de Lis découvre que son amie l'a trahie...
Une histoire d'amitié et de fascination réciproque qui explore avec lyrisme et émotion l'une des plus mystérieuses relations humaines : l'amitié féminine.

Mon avis :

Une plongée dans la Chine du XIXe siècle avec ce magnifique roman, qui nous raconte une histoire à la fois dure et belle, celle d'une amitié féminine qui durera toute une vie.

Fleur de Neige et Fleur de Lis sont deux fillettes nées en 1823. Elles ne se connaissent pas mais leurs destins vont s'unir de la façon la plus étroite car, dès leur septième année, elles deviennent laotong, autrement dit des âmes soeurs. L'amour qu'elles se porteront sera bien au-delà d'un quelconque amour filial ou marital. Plus que des amies ou des soeurs, leurs coeurs vont battre ensemble, si bien qu'elles se réjouiront ou souffriront l'une avec l'autre. Et de la souffrance, elles en connaîtront ; car être une femme dans la campagne chinoise de cette époque n'est pas une mince affaire. Leur naissance n'est pas attendue comme celle d'un garçon, elles ne sont qu'une source de dépenses et surtout, elles n'ont aucun droit. 

Fleur de Lis, notre narratrice, naît dans une famille pauvre. Sa seule façon de s'en sortir est d'avoir les plus petits et les plus beaux "lis dorés". Que se cache-t-il derrière ce nom poétique ? Une pratique atroce : les fillettes, dès leurs six ou sept ans, se font bander les pieds à l'extrême, jusqu'à ce que leurs os se brisent et se modèlent de la plus parfaite des manières. Une souffrance indicible, très bien rendue dans ce roman. 
Fleur de Neige se voit aussi subir ce cruel rituel, bien qu'issue d'une famille plus aisée. Souvent en visite chez sa laotong, elle n'a de cesse de lui apprendre le nu shu ; l'écriture secrète des femmes ; tandis que Fleur de Lis l'initie aux tâches ménagères.
Après l'enfance, suit l'adolescence où les jeunes filles vont découvrir leur corps et leur potentiel, puis viendra le mariage et la vie de mère. Pendant que l'une contracte une union au-delà de toute espérance, l'autre baisse de la pire des façons dans l'échelle sociale. Leur amitié surmontera-t-elle les difficultés ? La vie finira-t-elle par les séparer ?
Derrière cette saga dramatique, le contexte culturel de la Chine du XIXe siècle a une place primordiale. On y comprend la difficulté de naître femme, la complexité des rapports avec les hommes, de même que l'instinct maternel qui n'est pas censé exister puisqu'un enfant n'est jamais sûr de passer sa cinquième année. On y côtoie également les rebellions qui éclatent ou les épidémies de maladies mortelles qui déciment la population. 

Concernant les personnages, je les ai adoré. Je me suis autant attachée à Fleur de Lis qu'à Fleur de Neige. Elles sont complémentaires, se soutiennent mutuellement lorsque l'une ou l'autre est au plus mal. Elles sont fortes parfois, et si fragiles à d'autres moments. Le lien qui les unit est d'une force insoupçonnable, si bien que comme dans une histoire d'amour, la jalousie fera aussi partie de leur vie. Les quitter une fois le livre fermé a été très difficile, ce qui m'arrive assez rarement.

C'est un roman à la fois dur et très beau. Une histoire d'amour amical entre deux femmes mais aussi l'histoire plus large des chinoises qui vivaient à cette époque. Un coup de coeur pour ce magnifique récit.

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31 janvier 2012

La maison de la nuit, t.1 : Marquée - P.C. et Kristin Cast

La maison de la nuit, t

Quatrième de couverture :

Entrez dans la Maison de la Nuit à vos risques et périls.
Dans un monde qui pourrait être le nôtre vit Zoey Redbird, une adolescente presque comme les autres...
Un soir après les cours, un jeune homme inquiétant s'approche d'elle. Soudain, il la désigne du doigt et lui dit : "Zoey, ta mort sera ta renaissance, ton destin t'attend à la Maison de la Nuit". a ces mots, une marque mystérieuse apparaît sur son front. Zoey est terrifiée mais - elle le sait - elle doit intégrer le pensionnat où sont formés les futurs vampires, pour y réussir sa Transformation ou... mourir.

Mon avis :

Une couverture magnifique, un résumé qui laisse présager une aventure à la Harry Potter au féminin, une mythologie vampirique intéressante : tout semble être réuni pour passer un bon moment lecture.

Nous suivons Zoey Redbird, une jeune fille d'une quinzaine d'années. Elle vit dans un monde semblable au nôtre sur beaucoup d'aspects. Néanmoins, une chose majeure est différente : les vampires cohabitent avec les humains et sont présents notamment dans les hautes sphères de la célébrité. Ils sont chanteurs à succès, acteur, mannequin... ils sont beaux et talentueux. Mais attention, ne devient pas vampire qui veut. Pour cela, il faut avoir été "marqué". Prenons l'exemple de Zoey : un beau jour, en plein milieu du couloir du lycée, un homme la désigne du doigt et un croissant de lune apparaît sur son front. Dès lors, elle doit se rendre au plus vite à la Maison de la Nuit, un pensionnat où sont formés les futurs vampires.
Cela n'est pas sans rappeler un certain petit sorcier nommé Harry Potter. La marque sur le front, le personnage marginal rejeté par sa famille, l'école surnaturelle, l'enfant exceptionnel. Tous ces ingrédients sont repris ici, avec un fond différent évidemment.

L'histoire commence laborieusement, principalement à cause d'un style et un langage parfois "gnan-gnan" (première page : "Kayla, lancée dans un de ses interminables bavardages, que j'appelle kayblabla"). Je garde bien sûr à l'esprit qu'il s'agit d'un récit jeunesse, mais je pense que certaines tournures de phrases pourraient être plus adaptées au public adolescent visé. Cela vient peut-être de la traduction.
Quoiqu'il en soit, j'ai accroché à l'histoire dès l'entrée de Zoey dans la la Maison de la Nuit. Dès lors, je me suis attachée à ce petit brin de femme qui, malgré sa peur, est heureuse de quitter une famille où son beau-père a changé sa mère au point que la jeune fille ne la reconnaît plus. Epiée sans vergogne par ses nouveaux camarades, elle va trouver du réconfort auprès de Lucie et sa petite bande de copains. Très vite, ce soutien va se révéler indispensable face à l'affreuse Aphrodite.
Le personnage de Zoey est vraiment plaisant. Elle est belle sans être un canon de beauté ; elle est forte sans être dénuée d'angoisses et de craintes. Dotée de pouvoirs apparemment extraordinaires, elle se sent perdue mais s'adapte tout de même très vite (trop vite ?). Ses réactions face au bel Erik sont tout à fait adaptées à une adolescente de son âge : ni trop enfantines, ni trop adultes. Un personnage qu'il me tarde de retrouver dans le second tome.

Une histoire qui en ravira plus d'un j'en suis sûre. Elle m'a suffisamment intéressée pour passer outre un style parfois trop enfantin. Si vous avez l'occasion de vous procurer ce livre, si vous avez aimé Harry Potter et si vous aimez les vampires, allez-y !

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30 janvier 2012

Non Stop - Frédéric Mars

Non stop

Quatrième de couverture :

9 septembre 2012, Manhattan. Un homme ordinaire reçoit une enveloppe anonyme et se met à marcher en direction du métro. À peine s’est-il arrêté sur le quai de la station qu’il explose, semant la mort autour de lui. Très vite, les mises en marche et explosions de ce genre se multiplient à une allure folle. Sam Pollack et Liz Mc Geary, les deux agents chargés de l’enquête, doivent admettre qu’ils sont confrontés à une attaque terroriste d’une envergure inouïe. Une attaque non revendiquée et d’autant plus difficile à contrer qu’elle transforme des innocents en bombes humaines, faisant d’eux les agents de ce scénario apocalyptique. Tous se sont vu implanter un pacemaker piégé dans les deux dernières années. Tous reçoivent ces fameuses enveloppes kraft et se mettent à marcher. S'ils s’arrêtent, la charge explosive se déclenche, où qu’ils soient. Quels que soient leur âge et leur couleur de peau. La cavale sans fin de ceux qu'on appelle les Death Walkers, les marcheurs de la mort, ne fait que commencer.

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Mon avis :

Etats-Unis, New-York, terrorisme. Vous pensez au 11 septembre 2001 ? Vous avez raison ! Sauf qu'ici Frédéric Mars nous propulse dans le futur, le 9 septembre 2012, et qu'il choisit de développer la thèse d'un terrorisme inédit. Entre thriller et docu-fiction sur la géopolitique, les 666 pages de ce roman vont défiler sans que vous ne vous en aperceviez.

Septembre 2012. A New-York, on s'apprête à commémorer les attentats survenus 11 ans auparavant, avec en bonus l'inauguration de la Tour de la Liberté en lieu et place des tours jumelles du World Trade Center.
Sam Pollack, capitaine de police au NYPD, en se rendant à son boulot, se retrouve par hasard sur le lieu d'une explosion. Après quelques minutes, on apprend qu'il ne s'agit pas d'un colis piégé déposé mais bien d'une bombe humaine Problème : il ne s'agit pas d'un acte isolé. Commence dès lors une course contre la montre pour découvrir ce qui se trame, qui sont les commanditaires et qui sont ces kamikazes d'un genre nouveau.

De la première à la dernière page, un rythme soutenu et ininterrompu nous tient en haleine et nous fait tourner les pages frénétiquement. Aucune longueur, aucun temps mort et surtout une vraisemblance qui fait froid dans le dos. Et cela tient dans la nouvelle forme de terrorisme qu'imagine Frédéric Mars. Les bombes humaines se révèlent être des citoyens américains lambda, sans rapport les uns avec les autres, mis à part un léger détail : ils ont tous une défaillance cardiaque et sont porteurs d'un pacemaker piégé. Pour empêcher au plus vite des innocents de mourrir, les hautes instances américaines doivent se porter main forte. Ainsi, le lecteur se trouve en présence de la CIA, du NYPD, du FBI, du Homeland Security et tout un arsenal d'institutions de sécurité dont les sigles sont détaillés en fin d'ouvrage. Vous le devinez, ce livre, tout en nous divertissant, nous donne des éléments pour comprendre comment la situation géopolitique mondiale pourrait encore déclencher des attentats terroristes : Printemps arabe de 2011, présence américaine dans certains pays du Moyen-Orient, situation politique avec l'Iran, question israélienne, etc. Dès la seconde moitié du livre, j'ai rapidement ressenti l'important travail de recherche et de documentation qu'a réalisé Frédéric Mars pour l'écriture de ce livre.

Concernant les personnages, l'auteur se centre sur Sam Pollack, ce père de famille veuf et célibataire, beau gosse grisonnant à la Georges Clooney. Bon flic mais peu enclin à l'évolution professionnelle, il ne ressemble pas vraiment à l'anti-héros border-line que l'on rencontre souvent dans les thrillers. Néanmoins, à un moment donné du livre, sa vie privée va entrer de plein fouet dans le récit et va le rendre d'une humanité telle que l'on se rapproche sensiblement de lui. Un personnage sympathique et fort, digne d'un bon film américain.
Mis à part Sam, un nombre phénoménal de personnages égrennent le livre. Si bien qu'au début, il faut s'accrocher pour ne pas s'y perdre. On rencontre des hommes et femmes politiques mais aussi des inconnus, ces fameux "marcheurs de la mort", qui vont peu à peu devenir le rebus de la société : la population va les traîter en paria, en animaux, leur jetant des pierres et les insultant. C'est effrayant mais encore une fois tellement vraisemblable.
Si l'on se concentre sur les personnages et sur le thème principal, aucun doute, ce livre ferait une très bonne adaptation cinématographique !

Un thriller parfaitement orchestré, dont les amateurs de "24h chrono" retrouveront une trame similaire (de mon côté, je n'ai jamais vu cette série donc aucun problème). Un style résolument adulte, qui me fait me poser la question, comme beaucoup d'autres lecteurs, du choix de la maison d'édition et notamment de la collection Black Moon, clairement ciblée jeunesse. Alors certes, il ne s'agit pas d'un thriller sanglant et aucune scène ne choquera un public adolescent. Néanmoins, comme je l'ai remarqué, les libraires le classent souvent en jeunesse et ainsi le public adulte passe tout à fait à côté d'un thriller qui, pourtant, en intéresserait plus d'un. Un choix plus qu'étonnant, incompréhensible.

En conclusion, je me suis régalée avec ce roman et je pense que ce sera le cas pour beaucoup de lecteurs. Et n'oubliez pas : si vous ne le trouvez pas au rayon polar de votre librairie, allez faire un tour sur les étals jeunesse !

Cadre de lecture : Ce livre a été lu dans le cadre d'une lecture commune organisée sur le forum Livraddict. Voici le lien des chroniques des lecteurs qui y ont également pris part :

Karline
Galleane
Demolyna
Lisalor
Thib
Céline031
Pierre de Jade
Cerisia
Tousleslivres
Bookenfolie
Leslecturesdelilou
Styx2005
Iani
Ptitelfe
Soevangeline
Conseil-livres-manga
Frankie
AurelieBulle
Zina
Mimigogotte
Mycoton

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29 janvier 2012

Macadam Gonzo - Jeff Balek

Macadam Gonzo

Quatrième de couverture :

La rue… La lente descente vers une inéluctable déshumanisation… C’est un peu un journal, le journal d’un SDF. L’histoire d’un homme ordinaire, qui perd son travail, son appartement, puis sa place même dans la société. Une ombre, presque, qui erre de rue en rue. Et tous les petits épisodes d’un quotidien qu’on n’imagine même pas.Tout cela conté avec une précision des mots, des images, une poésie qui surgit où on ne l’attend pas. Cette errance, cette violence dans la marginalité, on la prend en pleine face, on n’en sort pas indemne. Mais, au fil des pages, l’espoir est là, comme un petit cœur qui bat dans la grisaille.

Mon avis :

Le monde de la rue raconté par un homme qui l'a vécu. Voilà ce que nous propose Jeff Balek avec son roman numérique "Macadam Gonzo", dont le narrateur est un homme qui a tout perdu et se retrouve Sans Domicile Fixe. Jeff Balek nous raconte-il sa propre histoire ou est-ce de la fiction ? Quoiqu'il en soit, si fiction il y a, elle n'en est pas moins réelle pour beaucoup d'individus. Ceux que nous croisons en bas de chez nous, aux portes des magasins, et qui nous mettent mal à l'aise.

Ce roman est une histoire tragique, racontée avec un détachement certain mais sans cacher la détresse et la honte qui envahissent cet homme ; ce monsieur X qui nous parle au "je" et dont on ne connaîtra pas l'identité. Un message fort de l'auteur, qui nous montre ainsi la déshumanisation forcée des SDF.
Cela commence de façon trop banale : une situation familiale que l'on imagine délicate (mais dont l'auteur ne parle absolument pas) et une auto-entreprise qui fait faillite. De lettres recommandées en visites d'huissiers, la mise à la porte arrive comme un soulagement ; un sentiment de liberté. En effet, un jour il ne reste que lui, notre narrateur anonyme, et sa voiture ; une 205 qui va devenir son toit.
L'impression que m'a donné ce livre est que la descente aux enfers ne se traduit pas uniquement par le fait de dormir dehors, de ne pas se laver ou manger régulièrement. Non, cela vient surtout du fait que l'on devient une bête de foire ; comme cette ancienne connaissance qui invite notre narrateur à une soirée digne du dîner de cons ou de cet homme qui se donne bonne conscience en lui donnant sa carte de visite et qui le rejette par la suite. Et puis, c'est aussi la sensation de demander aux amis plus qu'ils ne peuvent en donner, de leur raconter plus qu'ils ne veulent en savoir. Des amis qui deviennent bientôt des ex-amis, que l'on n'ose plus aller voir.

Un malaise m'a étreint lors de cette lecture. La honte de la déchéance, la capacité de s'en sortir qui ne tient plus qu'à la volonté des autres. Ces autres qui sont devenus des étrangers.
Cette histoire est percutante, frappante de vérité et bouleversante. Le style d'écriture à la manière d'un journal intime sert évidemment à nous rendre proche du personnage. Un autre système de narration n'aurait pas été pertinent. Je noterais tout de même quelques fautes de relecture trop évidentes.
De plus, la fin arrive trop vite : il manque une transition entre l'état de SDF et le sort final qui est expliqué en deux pages. Je me suis sentie frustrée. 

En conclusion, un fait de société rarement traité en littérature, qui a le mérite de ne pas être plein de bons sentiments. Ce roman m'a beaucoup touché par sa simplicité.
Envie d'en savoir plus sur l'auteur ? Rendez-vous sur son site Internet : http://jeffbalek.com/

Remerciements : Un grand merci à Delphine, du blog Mes petites idées et aux éditions Numeriklivres, que je ne manquerais pas de suivre. Je vous encourage vivement à aller visiter leur catalogue : des titres qui m'ont l'air très sympa.

Numeriklivres

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27 janvier 2012

Zombie business - Jesse Petersen

Zombie business

Quatrième de couverture :

Tout ne va pas si mal pour Sarah et David.
Leur mariage se porte mieux que jamais, ils ont même monté leur petite entreprise d’extermination. Le marché est florissant : plein de zombies et donc plein de clients désireux de s’en débarrasser ! Sauf que… le cours du zombie s’affole quand certains s’avèrent plus difficiles à zigouiller. Une mutation ? Ce serait le début de la crise pour Sarah et David.
Les zombies, ça oblige à se creuser la tête !

Mon avis :

Une épidémie de zombies sévit au nord des Etats-Unis depuis quelques mois déjà. Dans Zombie Thérapie, premier tome de la saga, on suivait Sarah et David au tout début du virus qui a zombifié un nombre important d'individus. Leur couple battait de l'aile et cet évènement venu casser leur routine les a rapproché.
Avec Zombie Business, on les retrouve plus amoureux que jamais et à la tête d'une petite entreprise : Zombiebusters Extermination Inc. Une petite chose a néanmoins changé depuis le début de leur aventure : certains zombies semblent avoir subit une mutation. Plus grands, plus vifs et surtout plus intelligents, ils vont donner du fil à retordre à nos deux protagonistes. 

Après un début assez similaire au premier tome, j'ai eu un peu peur que ce second tome ne soit qu'une redite. Après 70 pages environ, des éléments nouveaux arrivent pour diversifier le récit. Tout d'abord, on apprend que Sarah et David deviennent amis avec un autre couple qui, au vu de la fin, risquent d'avoir de l'importance dans le troisième et dernier tome. Ensuite, nos deux héros rencontrent par hasard un certain Robbie, surnommé le Kid, un petit bonhomme de onze ans qui leur réserve bien des surprises ! Enfin, par le biais de Zombiebusters Inc., ils entrent en contact avec le docteur Barnes, un scientifique qui ne fera pas l'unanimité dans le couple.

Alors de l'humour oui, il y en a, mais ne vous attendez pas au roman de l'année. L'histoire est prévisible et pas vraiment approfondie. Malgré cette contamination à l'échelle nationale, l'auteur se centre en effet uniquement sur Sarah et David, comme s'ils étaient les seuls à tenter de lutter contre les zombies.
Néanmoins, si le premier tome vous a plu, n'hésitez pas à vous plonger dans celui-ci, qui vous divertira assurément. C'est sympathique, sans prétention et on sourit à des nombreuses occasions.

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24 janvier 2012

Eroticortex - Thierry Maugenest

Eroticortex

Quatrième de couverture :

La révolution scientifique est en marche. Le professeur Carrington, nobélisable en puissance et grand manitou du laboratoire Lanxis, vient de découvrir l’aire de Dieu à l’intérieur du cortex. Cet homme est l’archétype du scientifique illuminé, capable de repousser les limites de la connaissance au-delà même de ce qu’on peut imaginer. Et bien sûr, tout cela sans se préoccuper ni d’éthique ni des conséquences parfois désastreuses que peuvent entraîner ses expériences.En attendant, si Dieu est dans le cerveau, Dumbleton est capable de supprimer Dieu du cerveau. Et c’est ainsi que des religieux deviennent de farouches athées et que des mécréants se transforment en grenouilles de bénitier. La thèse du professeur est simple : tout, absolument tout, est dans le cortex de l’homme. Et c’est le cortex qui a crée Dieu.Très vite Carrington , ayant maîtrisé l’aire de la religion, se préoccupe d’amour, ou plutôt de sexe. Et là encore, en agissant sur certaines zones du cerveau, il provoquera des catastrophes.Le laboratoire est menacé par des opposants à ses théories, qui veulent l’immoler. 
À l’intérieur même du labo, la révolte gronde. D’autant que ce « professeur maboule » n’est pas à l’abri des sentiments et qu’il se pourrait que l’amour qu’il porte à sa belle assistante, Ayumi Hatsumo, le mène à sa perte.

Mon avis :

Jusqu'où la recherche scientifique peut-elle aller ? Y a-t-il des barrières morales à ne pas franchir ? Les laboratoires pharmaceutiques, sous couvert de leur toute-puissance financière, peuvent-ils tout acheter et tout tolérer ?
Dans un livre d'humour noir à la forme originale, Thierry Maugenest nous plonge dans le laboratoire Lanxis où officie une sorte de savant fou, spécialisé dans les neurosciences.

Albert Carrington est un savant reconnu qui effectue des recherches sur le cortex et les aires qui le composent. Son but ? Contrôler toujours plus l'esprit humain, en faisant croire à tout un chacun, par le biais de la presse, que ses recherches seront un jour salutaires pour l'homme. Entourer d'une équipe de scientifiques, il est secondé notamment par une certaine Ayumi Hatsumo qui ne le laisse pas indifférent.
Les travaux menés impliquent des expérimentations et donc des cobayes humains. Cet aspect du livre est très intéressant puisque l'auteur nous démontre bien qu'Albert Carrington se croit tout permis du fait de l'important dédommagement financier que le laboratoire offre à ces testeurs. Mais l'argent peut-il tout acheter ? En définissant les émotions et les particularités humaines comme des maladies, ce savant fou justifie ses dérives. Dans le roman, il découvre l'aire de Dieu dans le cortex, puis l'aire de la bêtise et celle de l'amour et la sexualité. En envoyant des décharges électriques, il transforme un moine bouddhiste en acteur de films pornographique, un "con" en mathématicien de génie puis il détruit le sentiment amoureux chez un jeune couple de tourtereaux. 
Sous couvert d'un humour (noir) grinçant, l'auteur dénonce un système scientifique dont les ficelles sont tirées par les laboratoires pharmaceutiques, où la question morale est parfois bafouée en prenant l'excuse de la science.

L'originalité du livre tient à deux aspects :
- Le thème du livre ainsi que le choix de le traiter avec humour.
- Et surtout la forme stylistique choisie par l'auteur. Et là, le lecteur se retrouve dans une configuration que je n'avais, personnellement, jamais rencontrée dans mes lectures par le passé. Le livre alterne des passages de courts dialogues entre individus travaillant au sein du laboratoire Lanxis, et des articles de presse fictifs. Ces articles ont la forme réelle d'une page de journal ou de magazine (à la manière d'illustrations insérée dans l'histoire). Le lecteur a l'impression d'être plongé au milieu de commérages internes lors des dialogues puis en spectateur externe en lisant les articles de presse. 

Concernant les personnages, l'auteur ne cherche en aucun cas un quelconque attachement entre le lecteur et un ou plusieurs personnages. Les seuls dont le lecteur connaît les noms sont Albert Carrington et son assistante  Ayumi Hatsumo. La prouesse est de ne jamais les faire parler : ce qu'on entend d'eux ne font que des on-dits ou bien des informations ou interviews relayées par la presse. Ainsi, ils n'ont pas de profondeur et de caractéristiques très précises.
Concernant les individus dialoguant, il n'y a jamais de mentions de leur nom ou de leur fonction dans le laboratoire.

En conclusion, je dois dire que j'ai apprécié ce livre dans l'ensemble, notamment par le message qu'il transmet mais aussi par la forme utilisée que j'ai vraiment beaucoup aimé, et qui en fait un livre hors-normes au sens propre du terme.

Remerciements : Je remercie chaleureusement les éditions JBZ et cie ainsi que le site Newsbook pour m'avoir permis de découvrir ce livre !

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Newsbook

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23 janvier 2012

Un père idéal - Paul Cleave

Un père idéal

Quatrième de couverture :

Jack Hunter a longtemps été un bon époux et un père idéal. Un homme bien sous tous rapports, hormis cette petite manie secrète et discutable : le meurtre violent de prostituées. Aussi son fils Edward ne s'attendait-il pas à ce que la police vienne un jour frapper à la porte de leur maison si tranquille pour arrêter le premier serial killer de l'histoire de Christchurch, Nouvelle-Zélande. Vingt ans plus tard, Edward est à son tour devenu un citoyen modèle. Comptable sans histoire dans un cabinet d'avocats de la ville, il a tout fait pour oublier et faire oublier ses sombres origines. Mais le jour où sa femme est sauvagement assassinée, c'est vers son père, toujours derrière les barreaux, qu'il va se tourner pour prendre conseil. Pourra-t-il faire autrement que de marcher sur ses traces ? L'instinct de tueur est-il vraiment héréditaire ? Autant de questions qu'Edward va devoir affronter durant une folle semaine qui verra sa vie bien rangée basculer dans l'horreur.

Mon avis :

Une couverture superbe, un titre accrocheur. Des symboles opposés qui intriguent : "père idéal", couteau caché dans le dos. Après "Un employé modèle" que j'avais adoré, c'est avec un plaisir non feint que j'ai entamé ce deuxième livre de Paul Cleave paru chez Sonatine Editions. 

Premier étonnement : il ne s'agit pas de la suite de "Un employé modèle". Je pensais que le protagoniste de cette histoire était le fils du Boucher de Christchurch, mais ce n'est pas le cas ; bien que son père soit bien un tueur en série également. Décidément, Christchurch a un haut degré de grosse criminalité malgré son nom !
Revenons à notre mouton. Edward Hunter vit depuis toujours avec les regards suspicieux de la population : son père, Jack Hunter, est un tueur en série qui s'est attaqué à de nombreuses prostituées. Arrêté lorsque le petit Edward avait neuf ans, celui-ci se targue de ne pas être comme son père. D'ailleurs, sa vie de comptable rangé et d'homme marié père de famille l'atteste.
Mais un évènement vient remettre tout cela en question : sa femme meurt assassinée dans le braquage d'une banque. Dès lors, il est chamboulé, détruit et perd tout ses repères. Le lecteur suit la transformation de sa personnalité, dans une sorte de schizophrénie qui le fait osciller entre la bonne façon d'agir et la mauvaise.

Sans en dévoiler trop, vous l'aurez compris, le roman s'appuie sur le drame qui touche Edward Hunter ainsi que sur le changement évident de personnalité qui va se produire. Va-t-il satisfaire tout le monde en devenant lui aussi un tueur ? Va -t-il résister à ses pulsions meurtrières ? C'est ce que va découvrir le lecteur au fil de cette histoire.
L'auteur a créé un personnage très intéressant, qui va se retrouver dans un engrenage destructeur. Le problème n'est pas ce qui arrive à sa femme : cela n'est que le déclencheur. Le problème est enfoui : avec l'histoire de son père et la pression des individus qui le suspectent sans cesse, Edward ne peut gérer son deuil de la même façon qu'un homme lambda. Ce roman nous parle donc de génétique, de déterminisme et de psychologie.

Je m'attendais à un thriller haletant, malheureusement, j'ai été un peu déçue de trouver une intrigue policière presque banale, sans originalité. La force de l'auteur reste l'utilisation d'une narration excellente : Edward Hunter parle à la première personne du singulier ("je"), ce qui permet de se glisser dans son esprit torturé. Le meilleur de ces 400 pages tient dans le dernier rebondissement : j'ai trouvé la fin parfaite puisque l'auteur ne se perd pas dans un happy end qui n'aurait pas lieu d'être. Mais je ne peux nier que le milieu du livre m'a parfois lassé, au point de survoler quelques pages, ce qui est très rare lors de la lecture d'un thriller.
Je ne garderais donc pas un souvenir impérissable de cette lecture, néanmoins je lirais avec plaisir les futurs parutions de l'auteur, qui m'avait fait grande impression avec "Un employé modèle".

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22 janvier 2012

Le chuchoteur - Donato Carrisi

Le chuchoteur

Quatrième de couverture :

Cinq petites filles ont disparu.
Cinq petites fosses ont été creusées dans la clairière.
Au fond de chacune, un petit bras, le gauche.

Depuis qu'ils enquêtent sur les rapts des fillettes, le criminologue Goran Gavila et son équipe d'agents spéciaux ont l'impression d?être manipulés. Chaque découverte macabre, chaque indice les mènent à des assassins différents. La découverte d'un sixième bras, dans la clairière, appartenant à une victime inconnue, les convainc d'appeler en renfort Mila Vasquez, experte dans les affaires d'enlèvement. Dans le huis clos d'un appartement spartiate converti en QG, Gavila et ses agents vont échafauder une théorie à laquelle nul ne veut croire : tous les meurtres sont liés, le vrai coupable est ailleurs.
Quand on tue des enfants, Dieu se tait, et le diable murmure?

 Un époustouflant thriller littéraire, inspiré de faits réels.

Mon avis :

569 pages de bonheur, de rebondissements et de frissons avec cet excellent thriller. Voilà mon premier ressenti après avoir refermé ce livre de Donato Carrisi, élu meilleur polar 2011 Le Livre de Poche.

L'histoire commence par la découverte de six petites fosses où reposent six bras gauche de fillettes. L'équipe de l'inspecteur-chef Roche est mise sur le coup, avec notamment le professeur criminologue Goran Gavila en tête de file. A eux s'ajoute également Mila, une jeune femme qui enquête habituellement sur les enfants disparus. Ici, le problème est clair : cinq fillettes ont disparu récemment, et non six, comme l'atteste le nombre de bras retrouvés. Qui est donc cette sixième victime ? 

Avec ce début, on pourrait croire à un thriller très basique. Que nenni. On embarque dans l'univers d'un tueur en série, de ceux que les autorités ont rebaptisé les "chuchoteurs". Le lecteur ne comprendra cette dénomination qu'en toute fin de roman. Ce tueur va faire réapparaître les corps petit à petit, dans des situations assez étonnantes, puisqu'il s'arrange pour que ce soit toujours en présence d'un individu ayant quelque chose de grave à se repprocher. Les notions du bien et du mal s'entrecroisent dans ce livre, bien loin d'une vision manichéenne comme cela peut être le cas dans les policiers banals. L'auteur amène son lecteur vers la réflexion selon laquelle en chaque être humain se terre une part mauvaise, un aspect sombre, qui peut exploser à tout moment (cela n'est pas sans rappeler La part de l'autre d'Eric-Emmanuel Schmitt). 

Concernant les personnages, le lecteur en suit plusieurs, mais le focus est fait sur deux d'entre eux : Mila Vasquez et Goran Gavila. Ce qui est passionnant, c'est que l'auteur nous fait comprendre dès le début du roman que chacun porte un lourd secret, qui ne sera dévoilé qu'à la toute fin. Deux secrets que j'ai trouvé excellents. Attention lecteurs ! Attendez-vous à être bernés sur toute la ligne par Donato Carrisi ! Il nous propose en effet deux anti-héros non conventionnels, qui vous étonneront jusque dans les dernières pages. A tel point que ce qu'on apprend sur Goran Gavila m'a vraiment chamboulée. Physiquement, mon coeur s'est mis à battre très vite et j'ai dû relire le passage en question deux fois afin d'être sûre d'avoir bien compris ! Surprenant.

Le style de l'auteur est tout à fait agréable. Je n'ai pas relevé de longueurs ou de temps mort. Une fluidité nous fait tourner les pages rapidement pour en savoir toujours plus.
C'est un thriller que je conseille à tous les amateurs du genre.

Cadre de lecture :
 Ce livre a été lu dans le cadre d'une lecture commune organisée sur le forum Livraddict. Voici le lien des chroniques des lecteurs qui y ont également pris part :

- Louou86
- Rose
- StupidGRIN 

Posté par marylinm à 08:00 - Thriller/Policier - Commentaires [4] - Permalien [#]
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