09 avril 2009
Les noces barbares
Quatrième de couverture:
Fruit d'une alliance barbare et d'un grand amour déçu, Ludovic, enfant haï par sa trop jeune mère - Nicole - et ses grands-parents, vit ses premières années caché dans un grenier.
La situation ne s'arrange guère après le mariage de Nicole avec Micho, brave et riche mécanicien qui cherche à protéger Ludovic. Hantée par ses amours brisées, sombrant dans l'alcoolisme et méprisant son mari, la jeune femme fait enfermer son fils dans une institution pour débiles légers. Mais Ludovic n'est pas l'arriéré qu'on veut faire de lui. Il ne cesse de rêver à sa mère qu'il adore et qu'il redoute. Même une première expérience amoureuse ne parvient pas à l'en détourner. Son seul but, son unique lumière: la retrouver.
S'enfuyant un soir de Noël, il trouve refuge sur la côté bordelaise, à bord d'une épave échouée, écrit chez lui des lettres enflammées qui restent sans réponse. Et c'est là-bas, sur le bateau dont il fait sa maison, que va se produire entre Nicole et son fils une scène poignante de re-connaissance mutuelle - qui est aussi le dernier épisode de leurs noces barbares.
Mon avis:
Un livre très dur et tellement vrai. Une plume incroyable que celle de Yann Queffélec.
Nicole, victime d'un viol collectif, à cause de l'insouciance de l'amour que l'on éprouve à 14 ans, met au monde Ludovic. Les parents de Nicole ne supporte pas cet "idiot", ne veulent pas le voir, il attérit donc dans le grenier. Et s'épanouit autant que peut le faire un être à qui on ne parle pas, que l'on n'aime pas...
J'ai sentit toute l'ambiguité dans ce roman: on ne peut indéniablement pas en vouloir à Nicole. Cette jeune femme trahit et violée n'arrive pas à aimer son enfant, et pourtant on sent à plusieurs reprises dans le roman qu'elle voudrait l'aimer. Cependant, la violence avec laquelle cette mère malgré elle et ses parents s'adressent à Ludovic est d'une violence sans bornes, qui m'a fait bondir à chaque page.
L'arrivée de Micho, qui sera le beau-père de Ludovic, met du baume au coeur: mais rien n'efface la douleur qu'éprouve Nicole à la simple vue de son fils.
Ce livre est poignant, il ne laisse pas indifférent. Je ne suis pas du tout déçue par cette lecture, dont j'avais beaucoup entendu parlé par le passé! ![]()
22 mars 2009
Miserere
Quatrième de couverture:
Ce sont des enfants.
Ils ont la pureté des diamants les plus parfaits.
Aucune ombre.
Aucune inclusion.
Aucune faille.
Mais leur pureté est celle du mal.
Mon avis:
Le dernier Grangé. J'ai mis un moment à le lire, par faute de temps, mais je n'en ai pas été moins passionnée par sa lecture!
Deux flics. Un retraité solitaire, bourrés aux antidépresseurs. Un jeune junkie, en pleine désintoxication.
Deux hommes en marge de la société, qui vont se prendre de passion pour une enquête qui les concerne chacun pour une raison particulière.
Ils vont découvrir l'inimaginable: des meurtres terrifiants, dont le seul indice sont des empreintes de chaussures en 36...
Je ne peux pas trop en révéler sur l'histoire, il faut la découvrir par soi-même. Tout ce que je peux dire, c'est qu'une fois de plus, Grangé ne m'a pas déçue! Du suspense, une histoire très originale et totalement vraisemblable, deux personnages atypiques pour qui le lecteur se prend d'amitié immédiatement.
L'écriture est toujours aussi agréable, et on sent le véritable travail de recherche de l'auteur quant à l'histoire concernant le Chili, les accords politiques souvent très ambigües entre les pays...
Enfin, je conseille vivement cette lecture pour les amateurs de thriller, mêlant intrigue, mystère et religion!![]()
09 novembre 2008
Les enfants des autres
Quatrième de couverture:
"Ces gosses n'étaient pas tous attirants. Mais j'avais beau essayer de les voir comme ils étaient en réalité, ils me semblaient toujours indiciblement beaux. L'étaient-ils à ce point? Ou était-ce mon regard qui les transfigurait?"
Il y a Boo, âgé de 7 ans, avec ses yeux d'un vert étrange. Il ne parle pas, mais reste des heures en conversation avec un serpent.
Lori, du même âge, qui n'arrive pas à lire mais devine les cœurs.
Et Tomaso, 10 ans, qui ne sait plus s'adresser aux autres sans les insulter.
Enfin, Claudia, qui a 12 ans. Qui est enceinte.
Ensemble, ils forment une classe unique avec une singulière institutrice qui leur enseigne ce qui n'existe dans aucun manuel : l'amour.
Mon avis:
Une très belle lecture. Avec ses 370 pages, c'est un livre qui se croque très rapidement!
L'auteure est une psychologue américaine spécialiste des problèmes de l'enfance inadaptée. Dans cet ouvrage, apparemment elle nous raconte une de ses histoires, puisque le narrateur s'appelle Torey.
On se prend d'affection pour ces petits êtres que la vie n'a pas épargné, et qui pourtant débordent d'une envie de s'en sortir sans faille.
Le roman soulève le problème de l'acceptation des problèmes psychologiques de ces enfants: à cette époque (le livre est écrit en 1980) il est difficile de les placer dans des structures adaptées. On ne sait pas trop quoi en faire.
La Torey de l'histoire est très attachante. Elle nous montre une institutrice aimant passionnément son travail mais qui doute souvent, qui tremble face à un élève violent, qui ne sait pas toujours s'y prendre. Elle nous révèle ses faiblesse avec une grande humilité qui nous émeut quand on referme ce livre.![]()









