17 décembre 2009
La promesse de Noël
Quatrième de couverture :
En cette veille de Noël, le superintendant Runcorn de Scotland Yard aspire à un peu de solitude, loin du vacarme de la ville. Malheureusement, sa paisible retraite sur l'île sauvage d'Anglesey sera de courte durée. Olivia Costain, la jeune sœur du pasteur local, est retrouvée assassinée au cœur du cimetière. De l'avis général, ce crime odieux ne peut être l'œuvre d'un insulaire. Mais les preuves semblent indiquer tout le contraire... Pressé par la belle Melisande Ewart qui lui ouvre les portes de la gentry locale, Runcorn accepte de mener l'enquête.
Mon avis :
Pour ma lecture spécial Noël, petite tradition à laquelle je tiens, je me faisais une joie d'allier à la fois un polar et une histoire sur fond de cette période. Le résultat, malheureusement ne m'a pas convaincue. Je n'avais jamais lu de roman d'Anne Perry. Mais je dois dire que j'en avais entendu plutôt du bien. Pourtant, je n'ai pas vraiment été saisie.
J'ai trouvé l'histoire fade à plusieurs niveaux : tout d'abord la mollesse du personnage principal Runcorn. Ce qui, à mon avis, à voulu être défini par l'auteur comme de la sensibilité, de la peur, m'a laissé voir un homme sans grand intérêt. Ensuite, le polar en lui-même... le fond est assez intéressant : une jeune fille est tuée, il faut retrouver son meurtrier. Cependant, j'ai noté beaucoup trop de répétition à mon goût. Comme si, finalement, l'auteure n'avait pas tant de choses à dire sur le sujet... Je suis un peu dure mais c'est réellement mon ressenti. Quant au dénouement de l'intrigue, je n'en parlerais même pas !
Malgré tout, ce que j'ai aimé dans l'histoire, c'est l'ambiance générale. Les personnes chargées officiellement de l'enquête connaissent chaque personne du village : il y a une telle proximité dans les petites villes que tout le monde se connaît. Ainsi, on se rend compte de la difficulté de mener une enquête : la peur de voir des secrets révélés notamment.
Pour finir sur une deuxième bonne note, je dirais que l'écriture de l'auteure est tout à fait agréable ! Mais cela ne suffit pas.![]()
10 décembre 2009
L'écume des jours
Quatrième de couverture :
"Le plus poignant des romans d'amour contemporains" a dit Raymond Queneau.
Mais aussi une fête du langage.
Entre ces deux pôles s'inscrit ce livre ambigu, narquois et angoissant, où, par le jeu même de la plus insidieuse fantaisie, se découvre une secrète et douloureuse gravité.
Mon avis :
A tous les adeptes fervents, je m'excuse mais je n'ai pas tellement apprécié cette lecture. Je n'en ai pas saisi toutes les subtilités. Ça me rappelle beaucoup les livres que je lisais en section Littéraire : j'adorais une fois que le prof nous avais fait découvrir tous les méandres d'un ouvrage. Il me faudrait une bonne analyse pour L'écume des jours !
Cependant, je note le jeu sur les mots de Vian, avec toutes les expressions prises au sens propre et non au sens figuré. La poésie est très présente également mais je n'ai pas trop été touchée.
La transformation des personnages tout au long du roman est par contre très intéressante. L'amour entre Chloé et Colin ; entre Chick et les œuvres de Jean-Sol Partre ; entre Chick et Alise : toutes ces passions évoluent jusqu'à l'étouffement.
Finalement, ce livre me conforte dans le fait que je ne suis pas faite pour lire des classiques, comme ça, gratuitement. Je préfère en avoir une analyse approfondie pour tout comprendre, notamment les intentions de l'auteur.![]()
13 novembre 2009
Clarisse
Quatrième de couverture :
1918. Pour sa fille Clarisse, François Bès, petit paysan, a forgé mille rêves. Pourtant, il va devoir combattre l'ignorance et la résignation de sa propre famille pour que sa "petite princesse" puisse poursuivre ses études.
Quelques années plus tard, devenue institutrice, Clarisse va lutter à son tour pour ouvrir au progrès les campagnes encore attardées de Ladignac. Petit à petit, obstinément, elle va tracer son chemin de jeune femme portée par la passion de son métier et sa générosité. Elle s'éblouit aussi de son amour pour Philippe, jeune et brillant ingénieur qui a dirigé la construction du barrage et des nouvelles lignes qui apportent enfin l'électricité dans les foyers les plus reculés.
Mais l'histoire se répète, une autre guerre va déchirer la France et surtout les consciences. Clarisse devra choisir son camp...
Mon avis :
Quand il rentre de la guerre de 14-18, François Bès se rend compte qu'il veut, pour sa petite fille, un avenir meilleur que celui de paysanne. Sa démarche réussit, on suit l'évolution de Clarisse, jeune femme forte et volontaire, prête à tout pour faire évoluer les mentalités dans les campagnes où elle enseigne.
Ce livre m'a été offert il y a quelques années et, comme je dois faire baisser ma PAL, je l'ai lu. Un peu à reculons je l'avoue. Et pourtant, derrière ce livre se cache une histoire régionale, le quotidien banal des gens de l'époque de l'entre-deux guerres. C'est un livre témoin qui nous montre toute la difficulté des campagnes quant aux nouveautés. De plus, cela montre l'époque charnière où les femmes commençaient à essayer de s'émanciper.
L'écriture est sympathique, facile. Il s'agit d'une histoire à la "Petite maison dans la prairie" mais j'ai bien aimé ! Certes, ce n'est pas ce que je lirais tous les jours. Mais je pense que cette lecture peut intéresser beaucoup de gens.![]()
10 novembre 2009
Le vieux qui lisait des romans d'amour
Quatrième de couverture :
Antonio José Bolivar connaît les profondeurs de la forêt amazonienne et ses habitants, le noble peuple des Shuars. Lorsque les villageois d'El Idilio les accusent à tort du meurtre d'un chasseur blanc, le vieil homme quitte ses romans d'amour - seule échappatoire à la barbarie des hommes - pour chasser le vrai coupable, un panthère majestueuse...
Mon avis :
Acheté un peu par hasard, ce petit bout de livre relève un peu du conte philosophique.
On se retrouve aux côtés d'un vieil homme qui a vécu avec le peuple amazonien, au cœur de la forêt et, qui s'est retrouvé de nouveau au contact des hommes du village d'El Idilio au bout de plusieurs années.
Ce livre nous montre toute la beauté et la simplicité des peuples que notre civilisation qualifie de sauvages. D'ailleurs, l'histoire nous montre comment "l'homme blanc" croit tout savoir, tout dominé alors qu'au final, tout ce qu'il fait dans cet environnement qu'il ne connaît pas, échoue lamentablement.
La morale que je retiendrais personnellement de ce livre est que l'on doit au maximum tenter de se comprendre les uns les autres pour s'aimer et ne pas créer une société unique, simplement par peur de l'inconnu.![]()
05 novembre 2009
Sphinx
Quatrième de couverture :
1301 avant J.-C. En Égypte, quelque part dans la Vallée des Rois, un pilleur de tombe, Eméni , est surpris en train de profaner la tombe de Toutânkhamon, le Pharaon mort quarante ans plus tôt : il est aussitôt exécuté. Et pour longtemps, désormais, le silence et l'oubli effaceront tout.
1922. Plusieurs archéologues ouvrent à leur tour la tombe de Toutânkhamon et révèlent au monde ébloui ses fabuleux trésors. Ils découvrent aussi qu'une autre chambre mortuaire se trouve au même endroit. Mais avant d'avoir pu en percer le mystère, ils meurent tous de façon inexplicable. Ne serait-ce pas la "Malédiction des Pharaons"?
Le Caire, 1980. Erika Baron, jeune égyptologue diplômée de Harvard, vient faire des recherches sur le formidable trésor de Séthi Ier, un successeurs de Toutânkhamon, dont on n'a jamais retrouvé le tombeau. Et c'est dans un magasin d'antiquités qu'elle découvre un jour une authentique statue de Séthi Ier qui la met sur la piste d'un trafic d'antiquités égyptiennes et sur celle du tombeau du Pharaon.
Au cours de cette enquête aventureuse qui l'entraînera du Caire à Louxor, puis au cœur de la Vallée des Rois, Erika frôlera plusieurs fois la mort avant de découvrir enfin le secret, gardé depuis des millénaires, du trésor caché de Séthi Ier.
Mon avis :
Erika est une jeune femme de 28 ans, égyptologue, qui vient pour la première fois visiter le pays qui a vu naître la civilisation qu'elle aime tant. Contrairement à ce qu'annonce le résumé, elle vient pour des vacances et de petites recherches. Finalement, elle va se retrouver mêlée malgré elle à une intrigue au sein du marché noir des antiquités.
Une histoire qui avait tout pour me plaire, et pourtant ce n'est pas un livre que je retiendrais. En effet, j'ai noté deux petites choses qui m'ont paru aberrantes :
- Au musée du Caire, Erika est prise de nausée devant l'aspect d'une momie ; comme si elle n'en avait jamais vu. Or, elle a quand même fait 8 ans d'études sur le sujet...
- En lisant une inscription, il est noté qu'elle n'est pas sûre du sens de la lecture. Or, les hiéroglyphes indiquent toujours le sens dans lequel doit être lu le texte. Alors pour une professionnelle, on se pose des questions !
Effectivement, il faut tenir compte que le Robin Cook que l'on connaît avec ses thrillers médicaux était jeune (le livre date de 1980) et passionné d'égyptologie. On le sens à la fois dans l'écriture et dans les descriptions des lieux qui reflètent une émotion certaine.
Le roman n'est cependant pas mauvais car on ne s'ennuie pas, il n'est pas très long, il n'y a pas de longueurs. ![]()
14 juillet 2009
L'autopsie de Satan
Quatrième de couverture :
1655. Alors que les cardinaux réunis au Vatican s'apprêtent à le choisir pour pape, Umberto Donatelli est pris d'une terrible angoisse. Un secret le ronge au point de le faire douter de son destin. Une peur née de la découverte d'étranges reliques dans un petit village du sud de la France.
Décidé à percer ce mystère, il part pour la Provence et croise le chemin de Zénon de Mongaillac, un jeune médecin qui croit plus à la science qu'aux malédictions ancestrales.
Guidés par la belle Agnès, que certains accusent de sorcellerie, les deux compères vont devoir affronter que les légendes. Une vérité dont dépendent leurs vies et l'avenir de la papauté : on aurait retrouvé le squelette de Satan...
Mon avis :
Fin XVIIe siècle, le christianisme a une place privilégiée en Europe et les non-croyants sont des d'hérétiques. C'est dans ce contexte que sont retrouvés les restes quasi intact de... de quoi ? Toute l'intrigue du roman tourne autour de cette question.
J'ai beaucoup aimé ce roman, que je souhaitais lire depuis longtemps ! Les personnages reflètent le climat de cette époque : des croyants qui suivent l'église aveuglément (tant au niveau du bas peuple, les paysans, que le clergé) ; des hommes d'église haut placés mais clairvoyants quant aux apports de la science ; des savants athées ; des femmes traitées de sorcières pour leur connaissance des bien-faits des plantes.
Un roman qui se lit très bien, des personnages attachants... un bon ensemble pour passer un agréable moment de lecture.
24 mars 2009
Hell
Quatrième de couverture:
"Je suis une pétasse. Je suis un pur produit de la Think Pink génération, mon credo: sois belle et consomme."
Hell a dix-huit ans, vit à Paris Ouest, se défonce à la coke, est griffée de la tête aux pieds, ne fréquente que des filles et des fils de, dépense chaque semaine l'équivalent de votre revenue mensuel, fait l'amour comme vous faites vos courses. Sans oublier l'essentiel: elle vous méprise profondément...
Jusqu'au soir où elle tombe amoureuse d'Andréa, son double masculin, séducteur comme elle, et comme elle désabusé.
Ensemble, coupés du monde, dans un corps à corps passionnel, ils s'affranchissent du malaise qu'ils partagent. Mais les démons sont toujours là, qui veillent dans la nuit blanche de ces chasseurs du plaisir.
Entre romantisme et cynisme, voici les débuts d'un "adorable monstre" de dix-neuf ans.
Mon avis:
Un livre court et dur.
Dur tout d'abord car on n'éprouve que du mépris pour cette jeunesse dorée qui se fout de tout, à part du prochain achat qu'elle va faire, de la prochaine dose qu'elle prendra. Dur ensuite car on se rend compte que ces jeunes sont dans un cercle vicieux infernal: des parents qui ne s'occupent pas d'eux, aucun réel ami... Ils sont incroyablement seuls.
Seuls, avec leurs millions. On découvre ainsi un univers sordide de personnes qui ne se respectent plus, et qui ne respectent plus personne.
Dans tout ça, Hell est digne d'une héroïne de tragédie grecque. Oui, elle est comme les autres, mais elle a en plus la lucidité de savoir que ce qu'elle fait est mal, la détruit. Malgré cela, malgré l'amour, chacun de ces êtres reste dépendant de cet univers.
Une lecture plaisante mais aussi dérangeante. J'ai beaucoup aimé l'écriture qui est en total accord avec le sujet. Ni trop, ni trop peu.![]()
08 février 2009
Le pays de la liberté
Quatrième de couverture:
Entre le jeune Mack, condamné à un quasi-esclavage dans les mines de charbon des Jamisson, et l'anti-conformiste Lizzie, épouse déçue d'un des fils du maître, il n'a fallu que quelques regards pour faire naître l'attirance des coeurs.
Mais dans la société anglaise du XVIIIe siècle, ils n'ont de choix qu'entre la soumission et la révolte. Rebelle, fugitif, repris et condamné, Mack ne reverra Lizzie que dans la plantation de Virginie où on l'a déporté pour le travail forcé. Alors seulement ils comprendront que le bonheur se gagne en forçant le destin...
L'auteur des Piliers de la Terre nous entraîne ici dans une superbe épopée où la passion amoureuse se confond avec l'aspiration de toute une époque à la liberté et à la justice.
Mon avis:
Première lecture de Ken Follett et je suis très convaincue par son style. Peut-être qu'il s'agit de déjà vu: un amour impossible entre une dame de la haute société et un esclave beau et musclé.
Cependant, j'ai été émue par la réalité d'une Angleterre où les ouvriers, qu'ils soient mineurs ou dockers, sont davantage assimilés à des animaux qu'à des êtres humains. Les maîtres sont convaincus que leurs sentiments sont différents des leurs.
Entre Lizzie, dame de la société, aux volontés émancipées mais encore ancrée dans les bonnes mœurs; et Mack, l'esclave épris de liberté, l'amour est impossible et pourtant.. Entre l'Écosse, Londres et la Virginie, leurs chemins se croiseront toujours avec de plus en plus de force.
Un roman d'amour sur un fond historique, parfait! ![]()
27 décembre 2008
Les hirondelles de Kaboul
Quatrième de couverture:
Dans les ruines brûlantes de la cité millénaire de Kaboul, la mort rôde, un turban noir autour du crâne. Ici une lapidation, là un stade rempli pour des exécutions publiques. Les Taliban veillent. La joie et le rire sont devenus suspects.
Atiq, le courageux moudjahid reconverti en geôlier, traîne sa peine. Toute fierté l'a quitté. Le goût de vivre a également abandonné Mohsen, qui rêvait de modernité. Son épouse Zunaira, avocate, plus belle que le ciel, est désormais condamnée à l'obscurité du tchadri. Alors Kaboul, que la folie guette, n'a plus d'autrs histoires à offrir que des tragédies. Quel espoir est-il permis? Le printemps des hirondelles semble bien loin encore...
Mon avis:
Deux hommes désespérés par la fureur régnant dans leur ville Kaboul, Atiq et Mohsen ne savent plus que faire pour s'en sortir. La dictature des talibans est omniprésence, l'amour est devenu absent: un homme ne peut dire qu'il aime sa femme. Or, Mohsen est fou amoureux de sa femme Zunaira, contrainte à n'être qu'une chose à cause de son tchadri. Et Atiq ne peut répudier Mussarat, malade incurable, qui l'a jadis sauvé.
Quelle histoire... On n'en sort pas indemne. Je n'avais aucun a-priori sur Yasmina Khadra car je ne connaissais pas du tout (cadeau de noël) et j'ai été surprise et bouleversée par cette courte histoire.
L'espoir est-il encore permis dans des villes comme Kaboul? Toujours est-il que tous les hommes vivants dans ces endroits ne sont pas cruels et dépourvus d'amour, malgré l'environnement impossible dans lequel ils évoluent.![]()
25 novembre 2008
Tarendol
Quatrième de couverture:
Dans quelques jours, il arrivera, il tendra de nouveau les bras vers elle, et quand il les aura fermés, cette fois-ci, il ne les rouvrira plus.
Marie appuie contre l'arbre sa joue d'abord, puis tout son corps. L'écorce est rude et fraîche contre la peau de son visage. Elle ferme les yeux. Elle est heureuse d'être Marie et d'être femme, de s'être couchée devant jean, de s'être ouverte devant lui pour recevoir le dur plaisir et la vie chaude qui est restée en elle; heureuse d'être le terrain miraculeux où il sema cette graine qui a germé et qui pousse, jusqu'au jour où la moisson mûre la quittera en la déchirant de joie et de sang.
Mon avis:
Voilà longtemps que je n'avais pas lu Barjavel, j'en avais presque oublié son écriture. Et quelle écriture... J'ai été soufflé par son histoire, par la façon dont il intègre l'époque qu'il vit (la seconde guerre mondiale) à son œuvre.
Tarendol est le seul roman "classique" de Barjavel, un pur roman d'amour. Je n'ai jamais lu un auteur qui savait décrire aussi superbement le sentiment et l'acte amoureux, c'est fabuleux. Ça me transporte littéralement!
Une époque de famine, de violence, de classes dans la société; ça ne laisse guerre de place à l'amour. Tous les personnages du livre nous le confirme (s'il y a amour, il est physique, bestial). Marie et Jean nous prouve le contraire: un amour fort, beau, transcendant, et .... la suite, il faut le lire!
Au sujet du narrateur de l'histoire, on ne sait pas qui il est, mais on soupçonne qu'il s'agit de Barjavel lui-même.
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