26 novembre 2008
Glamour attitude
Quatrième de couverture:
Sexe, Pouvoir, Argent, Célébrité sont les quatre commandements de la religion des années 90. Elle a son Vatican -New York-, ses grandes prêtresses -publicistes et rédactrices en chef-, et surtout ses idoles: les top-models, et leur suite composée de courtisans, d'agents, d'attachées de presse, de gardes du corps, d'avocats, etc.
Connor McKnight observe cette faune avec un mélange de perplexité, de détachement et de mépris. Rédacteur "people" dans un magazine féminin et fiancé d'une idole, il se veut différent et rêve sa vie. Pour tous, il est une sorte de déviant: il n'a en effet rien à vendre...
Dans cette comédie new-yorkaise étincelante, Jay McInerney se fait le chroniqueur d'un monde dont il dénonce les tics et le toc, avec une jubilation féroce.
Mon avis:
Un livre qui se lit très rapidement! J'ai adoré! Pour une lecture détente c'est parfait.
On est emporté dans un schéma narratif original: parfois le narrateur est Connor McKnight lui-même (je); parfois il est le "tu" et d'autres fois le "il". On s'y retrouve cependant très bien.
L'humour nous montre quand même une facette intéressante d'un univers de top-models toutes pareilles; d'artistes drogués; d'anorexie et la honte d'en parler; de sentiments controversés (amour et célébrité font-ils bon ménage?).
Finalement, la vision est un peu celle d'un ethnologue, et c'est hilarant! Très bonne lecture pour un mois de novembre pluvieux et froid.
25 novembre 2008
Tarendol
Quatrième de couverture:
Dans quelques jours, il arrivera, il tendra de nouveau les bras vers elle, et quand il les aura fermés, cette fois-ci, il ne les rouvrira plus.
Marie appuie contre l'arbre sa joue d'abord, puis tout son corps. L'écorce est rude et fraîche contre la peau de son visage. Elle ferme les yeux. Elle est heureuse d'être Marie et d'être femme, de s'être couchée devant jean, de s'être ouverte devant lui pour recevoir le dur plaisir et la vie chaude qui est restée en elle; heureuse d'être le terrain miraculeux où il sema cette graine qui a germé et qui pousse, jusqu'au jour où la moisson mûre la quittera en la déchirant de joie et de sang.
Mon avis:
Voilà longtemps que je n'avais pas lu Barjavel, j'en avais presque oublié son écriture. Et quelle écriture... J'ai été soufflé par son histoire, par la façon dont il intègre l'époque qu'il vit (la seconde guerre mondiale) à son œuvre.
Tarendol est le seul roman "classique" de Barjavel, un pur roman d'amour. Je n'ai jamais lu un auteur qui savait décrire aussi superbement le sentiment et l'acte amoureux, c'est fabuleux. Ça me transporte littéralement!
Une époque de famine, de violence, de classes dans la société; ça ne laisse guerre de place à l'amour. Tous les personnages du livre nous le confirme (s'il y a amour, il est physique, bestial). Marie et Jean nous prouve le contraire: un amour fort, beau, transcendant, et .... la suite, il faut le lire!
Au sujet du narrateur de l'histoire, on ne sait pas qui il est, mais on soupçonne qu'il s'agit de Barjavel lui-même.
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19 novembre 2008
Sauver Noël
Quatrième de couverture:
Londres, hiver 1854. Gloria Pickwick, gouvernante d'un respectable lord, considère d'un oeil très suspicieux l'arrivée de leur nouveau voisin. Qui est vraiment cet étrange baron Ahriman? Mille rumeurs courent à son sujet. Parfois, une diligence conduit des gens chez lui... et on ne les revoit jamais!
Arrive le 24 décembre. Tous les enfants se couchent en rêvant au lendemain. Mais le Père Noël ne vient pas. Aucun cadeau au pied des sapins illuminés. Une maison, et une seule, fait la fête ce jour-là... Celle du sinistre baron. C'en est trop pour Gloria, qui prend l'affaire en mais. Harold, un petit garçon futé, s'engage à ses côtés, avec des renforts insolites: des lutins, une fée, des oies douées de parole.
L'objectif de cette drôle de troupe: sauver Noël! Si c'est encore possible...
Mon avis:
Un conte qui nous replonge dans l'enfance. Car je pense que le livre est lisible dès 10 ans. C'est une histoire telle que les aime les petits gamins à la veille de Noël! Un drame et tout qui se fini bien!
Après tout je ne cherchais pas mieux pour ce mois de novembre qui a tendance à me déprimer un brin! Les 27 chapitres sont courts (en tout il y a 198 pages) et introduits par une courte phrase.
Romain Sardou nous donne tout ce qui est nécessaire pour faire un bon conte, notamment le lieu et l'époque de l'histoire: Londres au 19e siècle. Des lutins, une fée, un vilain méchant, et une héroïne. C'est mignon.
14 novembre 2008
La marche dans le ciel
d'Alexandre POUSSIN et Sylvain TESSON
Quatrième de couverture:
Partis du Bhoutan, ils se sont sentis tout petits devant l'immensité des montagnes. Six mois et 5000 kilomètres plus tard, Alexandre Poussin et Sylvain Tesson entraient au Tadjikistan, après avoir accompli la traversée intégrale de l'Himalaya, à pied, d'est en ouest.
Les deux jeunes gens se sont lancés dans ce pari sans préjugés ni certitudes. Ils se sont refusé les tentes, les vivres, les porteurs. Ainsi, dans cette région très peu peuplée, n'ont-ils pu compter que sur des rencontres, sur ce rapport d'échange oublié entre l'étranger et ses hôtes, pour se nourrir et s'abriter.
Ensemble, ils ont franchi des frontières, clandestines ou non, géographiques ou spirituelles, et nous livrent un récit enthousiaste, un regard sur les autres et sur le monde profondément sympathique.
Mon avis:
Un beau récit de voyage! En 1997, les deux amis partent pour 6 mois de trek dans la chaîne himalayenne. C'est assez impressionnant comme récit; on a l'impression que leur périple est simple alors qu'ils traversent la plus haute chaîne de montagne au monde!! Et puis vient le moment (court, pudique) où ils nous apprennent qu'ils commencent à avoir des signes du scorbut et autres choses du genre... Alors là on se rend compte qu'ils subissent une épreuve physique très intense.
Au final, on se prend d'amitié pour ces deux touristes salent, puant mais qui sont accueillis à bras ouverts dans les plus pauvres tentes perdues dans des coins improbables. Comme ils le disent eux-mêmes, on se croirait sur une autre planète.
09 novembre 2008
Les enfants des autres
Quatrième de couverture:
"Ces gosses n'étaient pas tous attirants. Mais j'avais beau essayer de les voir comme ils étaient en réalité, ils me semblaient toujours indiciblement beaux. L'étaient-ils à ce point? Ou était-ce mon regard qui les transfigurait?"
Il y a Boo, âgé de 7 ans, avec ses yeux d'un vert étrange. Il ne parle pas, mais reste des heures en conversation avec un serpent.
Lori, du même âge, qui n'arrive pas à lire mais devine les cœurs.
Et Tomaso, 10 ans, qui ne sait plus s'adresser aux autres sans les insulter.
Enfin, Claudia, qui a 12 ans. Qui est enceinte.
Ensemble, ils forment une classe unique avec une singulière institutrice qui leur enseigne ce qui n'existe dans aucun manuel : l'amour.
Mon avis:
Une très belle lecture. Avec ses 370 pages, c'est un livre qui se croque très rapidement!
L'auteure est une psychologue américaine spécialiste des problèmes de l'enfance inadaptée. Dans cet ouvrage, apparemment elle nous raconte une de ses histoires, puisque le narrateur s'appelle Torey.
On se prend d'affection pour ces petits êtres que la vie n'a pas épargné, et qui pourtant déborde d'une envie de s'en sortir sans faille.
Le roman soulève le problème de l'acceptation des problèmes psychologiques de ces enfants: à cette époque (le livre est écrit en 1980) il est difficile de les placer dans des structures adaptées. On ne sait pas trop quoi en faire.
La Torey de l'histoire est très attachante. Elle nous montre une institutrice aimant passionnément son travail mais qui doute souvent, qui tremble face à un élève violent, qui ne sait pas toujours s'y prendre. Elle nous révèle ses faiblesse avec une grande humilité qui nous ému quand on referme ce livre.![]()
06 novembre 2008
Le 5ème règne
Quatrième de couverture:
Ils auraient dû se méfier.
Respecter le couvre-feu instauré depuis le meurtre du jeune Tommy Harper, retrouvé étranglé près de la voie ferrée.
Reposer ce vieux grimoire poussiéreux tant qu'il était encore temps.
Et surtout... ne pas en tourner les pages.
A présent, Sean le rêveur et sa bande vont devoir affronter le Mal absolu: à Edgecombe, petite ville tranquille de Nouvelle-Angleterre, les éléments se déchaînent, de nouveaux adolescents disparaissent et de mystérieux hommes au charisme effrayant font leur apparition...
Et si ce livre maudit détenait la clé du plus effroyable mystère de l'humanité?
Mon avis:
Le premier livre de Maxime Chattam. Les 100 premières pages sont d'un ennui terrible. J'ai dû sérieusement m'accrocher pour ne pas fermer définitivement le livre.
Puis l'histoire arrive. Assez sympathique mais sans plus. C'est d'un prévisible!! Bon certes, j'étais prise dans l'histoire mais un livre qui se dit thriller de magie et qui ne surprend pas, où est l'intérêt??
Bref, c'est son premier ouvrage, écrit lorsqu'il était assez jeune je crois (la vingtaine passée). Ca se sent.
L'idée de fond en soi est plutôt intéressante: un groupe de jeunes qui ne veut pas devenir adulte, qui ont peur de ce cap à passer obligatoire; des jeunes qui ne veulent pas abandonner l'enfance mais qui sont attirés par le côté "grand"...
Pourquoi pas; mais ici, je n'ai pas été convaincu par l'histoire.![]()





